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Questionnaire

Êtes-vous misophone ?

Les misophoniques

La misophonie est un mot relativement récent, tout comme le diagnostic. Une personne dite misophone a une aversion à certains sons répétitifs produits par d’autres personnes, souvent des adultes. Elle ne supporte pas les bruits gutturaux, nasaux ou buccaux, par exemple la mastication, les reniflements, se racler la gorge. Mais parfois aussi le bruit d'une frappe au clavier.

Voici une liste non exhaustive de sons couramment considérés comme déclencheurs de misophonie, ce sont ces sons que vise notre questionnaire lorsqu'il parle de sons produits par une personne.

  1. Mastication (bruits de bouche) : bruits de mastication, de mâchage, de déglutition, de slurp, etc.
  2. Respiration : sons de respiration lourde, sifflante ou saccadée.
  3. Tousser ou renifler : sons de toux, de reniflement ou de gorge.
  4. Claquements de doigts : sons de doigts claquant contre une surface.
  5. Tapotements ou grattements : sons de tapotements de pieds, de stylos, de clavier, de grattage, etc.
  6. Bruit de chewing-gum : sons de mastication de chewing-gum.
  7. Bruit de gorge : sons de gorge ou de dégagement de la gorge.
  8. Bruit de gorge gloussant : sons de gorge particuliers.
  9. Bruit de clavier ou de souris : sons de frappe sur un clavier ou d'utilisation d'une souris d'ordinateur.
  10. Bruit de gobelet ou de paille : sons associés à l'aspiration ou à l'usage d'une paille.
  11. Bruit de tasse ou de cuillère : sons de cuillère contre une tasse ou autre vaisselle.
  12. Son de couverts : sons de couverts contre des assiettes ou des plats.
  13. Son de papier froissé : sons de froissement de papier.
  14. Son de stylo ou crayon : sons de stylo ou crayon sur papier.
  15. Bruit de chewing-gum éclatant : sons associés à l'éclatement de chewing-gum.
  16. Bruit de respiration nasale : sons de respiration nasale.
  17. Bruit de talons : sons de talons hauts ou de chaussures sur un sol dur.
  18. Sons d'alarme : sons d'alarmes, tels que les alarmes de voitures ou de maison.

Les origines de la misophonie demeurent encore peu claires. Selon une étude récente, ce trouble neuro-psychiatrique est lié à des altérations cérébrales spécifiques. Cette recherche a souligné une hyperactivation du cortex insulaire inférieur, la zone cérébrale facilitant la focalisation de notre attention sur les événements environnementaux. Pour compléter ces informations, un article très intéressant sur ce sujet est disponible sur le site de la Revue Médicale Suisse.

Une réponse aversive immédiate

Les individus atteints de misophonie réagissent de manière marquée avec de l'irritabilité, de l'anxiété et du dégoût face à certains sons. Ils peuvent pleurer, crier, voire ressentir des nausées. Ils signalent également une sensation de perte de maîtrise. Bien que plus rare, un comportement agressif, qu'il soit verbal ou physique, peut survenir.

Notre questionnaire : le PIS-A

Le questionnaire ci-dessous est une version courte du PIS-A (Profil d'Intolérance Sonore Activate), l'outil développé par notre centre. Il distingue trois formes d'intolérance aux sons qui se ressemblent mais ne se traitent pas de la même façon : la misophonie, l'hyperacousie et la phonophobie. La version complète sert au premier bilan au centre.

Notre modèle : l'hypervigilance relationnelle

Le PIS-A s'appuie sur le modèle de l'hypervigilance relationnelle, proposé par Julien Frère, concepteur et responsable du centre Activate (preprint, 2026). Ce modèle part d'une observation clinique fréquente : le même bruit de mastication, insupportable quand il vient d'un proche, passe souvent inaperçu chez un inconnu, et la personne tolère généralement ses propres bruits.

Les études d'imagerie montrent par ailleurs que le cortex auditif des personnes misophones réagit normalement aux sons déclencheurs (Kumar et al., 2021), alors que les zones visuelles de reconnaissance des visages sont davantage connectées (Eijsker et al., 2021). Le modèle propose donc de voir la misophonie comme une surveillance excessive de certaines personnes de l'entourage, plutôt que comme un trouble de l'oreille : le son serait un signal associé à la personne observée. C'est pourquoi la personne qui produit le son compte davantage que le son lui-même.

Il s'agit d'un modèle théorique, dont la validation scientifique est en cours.

Vous vous reconnaissez dans ces symptômes ? Afin de déterminer votre profil d'intolérance aux sons, vous pouvez passer notre questionnaire en ligne en cliquant sur le bouton ci-dessous. En moins de 5 minutes, vous aurez vos résultats.

Questionnaire de repérage

Profil d'intolérance sonore

7questions

En 7 questions rapides, découvrez vers quel profil d'intolérance sonore vous penchez : misophonie, hyperacousie ou phonophobie. Ce test donne un premier repère, ce n'est pas un diagnostic. Gratuit, anonyme, sans inscription.

En cas de misophonie avérée, que faire ?

Nous avons développé un protocole innovant permettant de soulager la misophonie qui combine des séances de photothérapie par laser froid ainsi qu'une rééducation sur appareil Giger MD.